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BEN-HUR
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Réalisateur
: WILLIAM WYLER
Durée
: 03h34
Couleurs - 1959
avec : charlton
heston , jack hawkins , haya harareet , stephen boyd ,
hugh griffith , martha scott , cathy o'donnell , sam jaffe.........
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RESUME FILMS : ...En
l'an 26 de notre ère , en judée , le prince
juif judas Ben-Hur (charlton heston) accueille avec un
vif enthouisiasme le retour à Jérusalem de
son ami d'enfance Massala (stephen boyd) , devenu un ambitieux
tribun de rome. Ce
dernier , tout au service de l'empereur , demande à ben-hur
dénoncer les opposants juifs. Cruel dilemme pour
judas qui , même au nom de leur amitié , refuse
de trahir les siens. Messala profite d'un accident pour
l'accuser d'un attentat contre le nouveau procurateur de
la province. Judas est alors condamné aux galères
, tandis que sa mère Miriam et sa soeur Tirzah sont
emprisonnées. Pendant près de quatre ans
, ben-hur connait la terrible condition de galérien
, jusqu'au jour où , au cours d'une violante bataille
navale , il parvient à sauver la vie du consul Quitus
Arrius (jack Hawkins) . En signe de gratitude , celui-ci
l'emmene avec lui à Rome. Il lui confie son écurie
de chevaux de course et fait de judas ben-hur son fils
adoptif. Mais ben-hur , toujours dévoré par
son désir de vangeance contre Messala , quitte Rome
pour retourner en Judée. La , il nourrit l'espoir
de retrouver sa famille. A Jérusalem , il decouvre
la foi prêchée par Jésus de Nazareth
et assiste bientot à sa montée au calvaire
....
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si
ben-hur marque l'apogée du drame biblique au cinéma
, c'est parce qu'il parvient à mêler , au sein
d'une même intrigue , l'histoire simple de deux amis
devenus ennemis et l'une des périodes les plus riches
de l'histoire , qui voit l'apogée de l'empire romain
et la naissance du christianisme. Le tout prend la forme
d'une apogée intense et spectaculaire; Somptueux ,
le film bénéficie de la technique particulière
de la panavision et du format peu répendu du 65 millimètres.Ben-hur
marque sans conteste à Hollywood le sommet du péplum
, un genre relancé dix ans plus tôt par le cinéaste
américain : CECIL B. DE MILLE , avec SAMSON ET DALILA
(1949) L'antiquité la lutte fraticide de deux hommes
, la résistance de tout un peuple et l'avènement
d'une religion, tout lrs ingrédients sont là pour
incrire ben-hur dans une lignée de peplum américain à très
grand spectacle :
- CLEOPATRE (1963)
- LA
TUNIQUE (1953)
- LES
GLADIATEURS (1954)
- ULYSSE (1953)
- ALEXANDRE
LE GRAND (1956) - |
LE FILM DE TOUT
LES SUPERLATIFS
La
metro-goldwyn-mayer engagea des moyens sans précédent
dans la production de ben-hur qui fut , au moment de sa sortie
, le film le
plus coûteux jamais produit : 15 millions de dollars.Outre
l'investissement financier , le tournage du film nécéssita
6 années de préparation (dont 1 entière
pour l'installation du tournage à Rome) et mobilisa
quelques 100 000 figurants pour les
scènes de foule ; 496
acteurs y prononcent au moins une réplique. La
réalisation totale du film , postproduction incluse
, dura 14 mois. 3 mois complets furent consacrés à la
cèlèbre et spectaculaire course de chars ,
durant laquelle ben-hur assouvit sa vengeance contre Messala.
Longue d'une vingtaine de minutes (sur une durée totale
de 214 minutes) , cette scène fut filmée par
42 opérateurs dirigés
par Andrew Marton et Sergio Léone. Alors simple assistant
, le réalisateur
italien connaitralui aussi son heure de gloire dans le genre
peplum au début des années 1960.
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Pour les besoins
de cette course , une arene de 8 hectares fut spécialement
recréée à Cinecittà , les studio
de cinéma installés dans la banlieu de Rome.
Le succès fut au rendez-vous. Ben-hur s'imposa au
box-office dans le monde entier et triompha surtout à la
cérémonie des OSCARS 1959 :
11 trophées
sur les 12 nominations de départ , dont ceux du meilleur
film , du meilleur acteur , du meilleur second rôle
, de la meilleure mise en scène , du meilleur directeur
de la photographie , du meilleur décor , de la meilleure
bande originale , du meilleur montage , des meilleurs costumes
, des meilleurs effets speciaux et enfin des meilleurs
effets sonores.
Du jamais vue à l'époque
!!!!
Un palmarès
qui ne sera égalé que 38 ans plus tard , avec
TITANIC de James Cameron en 1997.
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QUELQUES
MOTS SUR LE REALISATEUR WILLIAM WYLER
William
Wyler naît à Mulhouse, le 1er juillet 1902,
alors que l'Alsace se trouve sous occupation allemande.
Son père est un commerçant, et il reçoit
une excellente éducation à Lausanne avant
de venir étudier le violon au Conservatoire de
Paris. En 1922, il rencontre Carl Laemmle, patron des
Studios Universal et cousin de sa mère. Il accepte
de travailler dans cette compagnie, d'abord dans les
services de publicité puis comme assistant : il
participe à la production de la version muette
de Ben-Hur, réalisée en 1925. Entre 1925
et 1927, il réalise plus de 40 westerns "à deux
bobines" puis se tourne progressivement vers les
long-métrages. On lui reconnaît alors quelques
oeuvres plus ambitieuses comme Counsellor at Law, mais
aucun film qui puisse encore imposer son nom. En 1934,
il épouse une de ses vedettes, Margaret Sullavan,
dont il divorce deux ans plus tard.
Cette même année
(1936), Wyler quitte Universal et commence une longue et
féconde association avec le producteur Sam Goldwyn.
D'emblée, son premier film, These Three, d'après
une pièce de Lilian Hellman, fait impression. Wyler
est placé parmi les maîtres du cinéma
américain. Cette réalisation marque aussi le
début de sa collaboration avec le cameraman Gregg
Toland, dont l'excellent travail sera mis en évidence
dans la plupart de ses futures réalisations : L'ingéniosité technique
de Toland, combinée avec l'art méticuleux de
Wyler, mènent à la production d'une succession
de films de grande qualité dans les années
30 et 40.
La prise de vue
en profondeur de champ permet au spectateur de faire lui-même son
propre découpage, d'étudier chaque personnage à son
gré. C'est cette continuité de longs plans
fixes et de cadrages parfaits qui font le prix des Plus belles
années de notre vie, un film qui a reçu beaucoup
d'éloges. Cette technique requiert une ferme discipline
de la part des acteurs, et provoque parfois des tensions
entre le réalisateur et la vedette, comme ce fut le
cas avec Bette Davis, qui joua certains de ses meilleurs
rôles sous la direction de Wyler, mais qui était
sans cesse en conflit avec lui.
Wyler était un
perfectionniste d'une grande exigence, qui était surnommé "Wyler-les-90-prises",
pour les nombreuses prises qu'il effectuait avant d'être
satisfait par l'effet ou la nuance qu'il recherchait. Nombreux
furent les acteurs qui se plaignirent de sa tyrannie sur
le plateau, mais qui lui furent reconnaissants par la suite,
pour les Oscars qu'ils obtinrent pour leurs rôles joués
dans ses films.
Wyler lui-même obtint
trois fois l'Oscar du meilleur réalisateur : Mrs.
Miniver (1942) ; The best Years of our Lives (Les plus belles
années de notre vie, 1946) ; Ben-Hur (1959). Ces trois
titres obtinrent aussi l'Oscar du meilleur film.
Après avoir terminé Mrs.
Miniver, un hommage au courage britannique sous le Blitz,
Wyler s'engagea dans l'Armée de l'air U.S. et fut
rattaché à un groupe de bombardiers stationné en
Angleterre. Pendant la guerre, il réalisa deux documentaires
consacrés aux missions de bombardement au-dessus de
l'Allemagne : The Memphis Belle et Thunderbolt (1944). Revenu à la
vie civile avec le rang de lieutenant-colonel, ayant perdu
l'audition d'une oreille, il réalisa son film peut-être
le plus important The best Years of our Lives (Les plus belles
années de notre vie, 1946) : un mélodrame sincère
et convaincant sur la réinsertion douloureuse de trois
militaires revenus à la vie civile.
Wyler a été un
très grand artiste et l'un des stylistes les plus
créatifs de l'écran américain. Mais
sa réputation déclina dans les années
60, à la suite de certaines critiques qui voyaient
chez lui "une attitude répétitive dans
le choix des sujets, et une tendance croissante à la
pomposité et à la prétention".
En plus de ses trois Oscars du meilleur réalisateur,
il reçut le Prix du Irving G. Thalberg Memorial pour
l'ensemble de son oeuvre en 1965. Il reçut aussi le
Prix pour l'Oeuvre d'une vie, attribué par l'American
Film Institute en 1976.
FILMOGRAPHIE
DE WILLIAM WYLER : Crook
Busters (1925) ; Lazy Lightning (1926) ; The Stolen Ranch
(1926) ; Blazing
Days (1927) ; Hard Fists (1927) ; Shooting Staight (1927)
; The Border Cavalier (1927) ; Straight Shootin' (1927) ; Thunder
Riders (1928) ; Anybody Here Seen Kelly ? (1928) ; The Shakedown
(1929) ; The Love Trap (1929) ; Hell's Heroes (1929) ; The Storm
(La tourmente, 1930) ; A House divided (1932) ; Tom Brown of Culver
(1932) ; Her first Mate (1933) , Counsellor at Law (Le grand avocat,
1933) ; Glamour (1934) ; The Good Fairy (La bonne fée, 1935)
; The Gay Deception (1935) ; These Three (Ils étaient trois,
1936) ; Come and get it (avec Hawks, Le vandale, 1936) ; Dodsworth
(1936) ; Dead End (Rue sans issue, 1937) ; Jezebel (L'insoumise,
1938) ; Wuthering Heights (Les Hauts de Hurlevent, 1939) ; The
Westerner (Le cavalier du désert, 1940) ; The Letter (La
lettre, 1940) ; The Little Foxes (La vipère, 1941) ; Mrs.
Miniver (Madame Miniver, 1942) ; The Memphis Belle (1944) ; Thunderbolt
(avec J. Sturges, 1947) ; The Fighting Lady (1944) ; The best Years
of our Lives (Les plus belles années de notre vie, 1946)
; The Heiress (L'héritière, 1949) ; Detective Story
(Histoire de détective, 1951) ; Carrie (Un amour désespéré,
1952) ; Roman Holiday (Vacances romaines, 1953) ; The desperate
Hours (La maison des otages, 1955) ; Friendly Persuasion (La loi
du seigneur, 1956) ; The big Country (Les grands espaces, 1958)
; Ben-Hur (1959) ; The Children's Hour (La rumeur, 1962) ; The
Collector (L'obsédé, 1964) ; How to steal a Million
(Comment voler un million de dollars, 1966) ; Funny Girl (1968)
; The Liberation of L. B. Jones (On n'achète pas le silence,
1970).
Sites Web sur William
Wyler :
Bibliography
Site de Hollywood
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