jean gabin biographie
![]() |
BIOGRAPHIE de JEAN
GABIN
|
![]() |
Filmographie - Affiches - Photographies - Biographie -------- -RECHERCHE GOOGLE FILMOGRAPHIE : 1930 à 1941 - 1942 à 1958 - 1959 à 1976 |
"Je
suis monté sur les planches à contrecoeur. J'ai tourné mes premiers
films sans enthousiasme, sans espoir. A présent, ça y est : me
voilà mordu..." Il n'était pas entré dans le métier d'un
coeur léger, plutôt contraint et forcé par la volonté paternelle,
alors tenancier de café. Cela se fit le jour où papa Moncorgé - le
vrai nom de Jean Gabin, né le 17 mai 1904 - emmena son rejeton aux
Folies-Bergère. Dont le directeur était Fréjol, vieux copain du père.
Celui-ci emmena son fils en coulisses, le présentant en disant : "Tiens,
voici mon fiston. Il aimerait faire du théâtre. Peux-tu l'aider ?
Si tu arrives à en tirer quelque chose, tu auras bien du mérite.
Moi, j'y renonce..."
Souvent, parvenu au faîte, il devait dire
: "Cette fois, c'est fini: plus de cinéma pour moi ! J'ai
d'autres occupations qui m'intéressent bien davantage".
La vie de fermier à la campagne lui allait comme un gant. Des copains
avec qui il s'entendait bien venaient le relancer : "Jean,
on a besoin de toi. Il n'y a que toi pour jouer tel personnage de
mon prochain film. Et tu verras, le texte que nous avons écrit à ton
intention, te collera à la peau..." En ronchonnant, il acceptait
et c'est ainsi qu'il fit 95 films, dont un court métrage. Entier,
têtu mais clairvoyant, il disait : "D'une bonne dizaine,
pas plus, je suis relativement satisfait. Le reste ? Du beefsteack
pour nous faire vivre, ma famille et moi..."
Il fonde, même, en 1963, sa maison de production avec Fernandel , la Gafer. C'est en pensant aux films de Delannoy et de Le Chanois que Truffaut a raison d'écrire à propos de Jean Gabin et de Gérard Philipe : "Ce sont des artistes trop dangereux qui décident du scénario ou le rectifient s'il ne leur plaît pas. Ils influencent la mise en scène, exigent des gros plans. Ils n'hésitent pas à sacrifier l'intérêt du film à ce qu'ils appellent leur standing et portent selon moi la responsabilité de nombreux échecs". On peut supposer qu'il fut
heureux comme un roi dans sa belle maison, entourée de prés et de
vergers, de pâturages pleins de bestiaux, à la campagne. Il y vécut
avec Dominique Fournier, sa troisième femme, mère de ses trois enfants.
Auparavant, il avait été uni pendant cinq ans à Gaby Basset, une
charmante comédienne, ensuite à Doriane. Mais Dominique fut la compagne
des jours les plus harmonieux. Parfois, rarement pourtant, le couple "allait
en soirée" et c'était tout un événement que l'apparition de
cette légende sortant de son refuge. Car il aimait par-dessus tout
se terrer dans sa retraite dorée, indifférent aux vanités du monde,
terriblement blasé en somme, réaliste avant tout au point que le
cinéma n'avait plus du tout pour lui, et depuis longtemps, le parfum
de l'aventure.
Ce qui plaît dans Gabin c'est cette succession de symbole qu'il a incarné. Sorte de Gaulliste, patriote, french lover (Dietrich...), un lien affectif entre l'avant et l'après guerre. Un gentleman rustre. La carrière de Gabin se divise en 3 phases. Sa première phase comprend ses plus grands films, ses plus beaux rôles, et surtout lui offre ses plus belles performances d'acteur: entre 36 et 39 il enchaîne Pépé le Moko, La Grande Illusion, Quai des brumes, La Bête humaine, Le jour se lève. Romantique ou prolo, héroïque, il fait craquer les femmes (et les yeux de Morgan), et devient une symbiose du Français d'avant la guerre, moralement irréprochable mais toujours un peu voyou. Après la guerre, la Star Gabin, qui aurait pu réussir à Hollywood, paresse dans des films plus conventionnels. Pas de risques. Et déjà plus vieux que les jeunes premiers. Il décline son personnage à L'infini, de Maigret à Valjean, on ne voit que Gabin à l'écran. Une absence apparente de jeu qui s'étire jusqu'à la fin des années 50. Les rôles sont plutôt bourgeois, parfois provocateurs. L'étincelle c'est en cas de Malheur en 58, où Gabin devient un vieil homme, confronté à la jeune Bardot. Deux époques s'entrechoquent. Mais pas encore deux cinémas. A partir des années 60, la Nouvelle Vague l'ignorant, il se laissera séduire par les apôtres du polar à la française, Verneuil, Granier-Deferre... Et un contrat assurance-vie avec Denys De La Patellière. Unee fin de carrière à la fois audacieuse et sans intérêt. En pilotage automatique. Et bien que ce soit Delon qui lui rende hommage régulièrement, c'est avec Belmondo qu'il fera sa dernière grande composition: Le singe en hiver lui donne l'occasion de passer le relais, dans un soubresaut de folie éthylique et poétique. Feu d'artifice! César d'honneur (87) / Coupe Volpi Venise (51, 54) De Prévert: Le saviez-vous ?
Mériel, la commune où Jean
Gabin avait passé son enfance, a ouvert un musée dédié à l'acteur
en 1992. La relation Grangier-Gabin
Décès de Gaby Basset - Gaby Basset est morte ce dimanche 7 octobre à 99 ans. Première épouse de Jean Gabin, elle avait joué à ses côtés dans "Touchez pas au grisbi". - 9 Oct. 2001 |